CIIAP. III. Description d’un Temple en ivoire } etc.minent les six colonnes, et qui passent dans un trou percé au centre dutailloir.
Si l’on vouloit décorer la frise de triglyphes et de gouttes, ainsi quecela se pratique ordinairement dans les édifices de l’ordre dorique, ontrouvera à la section déjà citée la description de ces ornemens avec leursproportions, et la manière de les tailler et de les rapporter, si on neveut pas les prendre dans le même morceau.
On peut aussi les faire dans le même morceau à l’aide du Tour à guillo-cher, en plaçant sur l’arbre une rosette appropriée et taillée exprèspour cet usage. Le champ de cette rosette porte autant de mouvemensqu’on doit faire de triglyphes sur la circonférence de la frise, et danschacun de ces mouvemens sont pratiquées des cannelures triangulairescomme celles des triglyphes.
On fera d’abord avec cette rosette les masses des triglyphes, sans s’occu-per de leurs cannelures ni des gouttes ; et pour cela on placera sur le porte-touche une touche plate d’une largeur égale au moins à deux des intervallesqui se trouvent entre les cannelures, afin que, lorsqu’elle rencontrera lesparties élevées du champ de la rosette, die puisse les parcourir sans entrerdans les cannelures. Après cette première opération, on verra les masses destriglyphes qui se détacheront sur le nu de la frise; mais chacun d'eux aurade trop en largeur l’épaisseur de la touche. Pour détruire cet excédant, ilfaut faire avancer la rosette de cette quantité à l’aide de la vis sans fin, etrecommencer l’opération dans cette position; ce qui réduira chaque tri-glyphe à sa valeur.
Alors on retirera la touche plate, et on lui en substituera une autre, tailléeen angle et de manière qu’elle puisse pénétrer dans les cannelures de larosette pour creuser sur chaque triglyphe les trois cannelures qu’on y re-marque. L’outil dont on se servira doit avoir un de ses angles inclinés pourpouvoir donner une forme triangulaire au sommet de chaque cannelure.
La même rosette sert aussi pour faire les gouttes, qui sont au nombre desix, au dessous de chaque triglyphe. On laisse sur le porte-touche la toucheaiguë qui a servi à creuser les cannelures des triglyphes, et on substitue undenii-grain-d’oige à l’outil incliné. Cette première opération produira troiscreusures triangulaires; pour les doubler et en avoir six, il faut faire avan-cer la rosette d’une quantité égale à la moitié de la largeur d’une creusure ;et pour opérer avec régularité, on mesurera soigneusement la valeur d’unede ces creusures par rapport à la circonférence de la pièce.
En cet état l’outil atteignant le milieu des intervalles de ces creusures,
Pl.