18 PREMIÈRE PARTIE,gilet serré ou tunique, là saie et le manteau à capuchon, connusous le nom de bardocucullus.
L’häbillement des femmes gauloises, plus simple que celuides hommes, se composait d’une tunique large et plissée, avecou sans manches, et d’une espèce de tablier attaché sur leshanches. Cette tunique, qui descendait jusqu'aux pieds, décou-vrait le haut de la poitrine, elle était bleue ou rouge pour lesélégantes. Les femmes riches ajoutaient à la tunique un man-teau de lin de couleurs variées, qui s'agrafait sur les épaules.Quelquefois aussi ce manteau, ouvert sur le devant, était assu-jetti par une laçure ou des courroies fixées par des boutons*,
Les étoffes des divers vêtements portés dans la Gaule étaienten général produites par l’industrie indigène. Le principalcentre de la fabrication des toiles et tissus en lin, était le Quercy,sur les bords du Lot, habités par les Cardukes; et les Atrébades dunord excellaient dans le travail des lainages. Gallien mentionneles saies d’Arras comme les plus estimées. On y employait depréférence les toisons longues. Selon Pline, Strabon et Varronles caractères et la qualité des laines variaient alors considéra-blement, comme aujourd’hui. Certaines laines de la Gaule, telleque la Narbonaise, pouvaient se comparer aux plus estimées del'Italie, et celles-ci, dit M. de Lasteyrie dans son Traité desbêtes à laine, valaient dans les derniers temps de l’empire ro-main 10 francs de notre monnaie.
Insister davantage sur l'importance des laines, sur lesmoyens de les transformer en Italie et dans les Gaules, depuisles temps les plus reculés jusqu’aux premiers siècles de l’èrechrétienne, n’aurait d’autre résultat que de multiplier les cita-tions pour démontrer un fait incontestable et surabondamment
prouvé.
| Nous ne donnons sur les costumes gaulois que les renseignements quiintéressent directement notre sujet. Ils sont extraits en partie de l’Intro-duction à l'Histoire du costume, de M. Ch. Louandre,