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Tome premier.
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26 PREMIÈRE PARTIE,

tout Paris; c’est ainsi que Wasselin de Gant, drapier en gros,dut payer 150 livres; Jaques Marciau, 155, et Pierre Marcel,drapier devant Saint-Eloy, 127 livres. Ces trois marchandspayèrent plus que quelques paroisses de Paris, et les changeursmêmes, qui étaient les banquiers du temps, et les Lombards,qui tenaient le comptoir et la banque, ne purent se comparer,pour le gain, aux forts marchands de d rap de la Cité, du Grand-Pont et de la paroisse Saint-Méry. Peut-être faisaient-ils 16commerce des draps de la Flandre et du Brabant avec celui desdraps de leur facon.

« On ne s'attend peut-être pas à trouver dans l’industrie pari-sienne d’alors quatre corporations de chapeliers. Les robesétaient tailléés sur le même modèle; tous les bourgeois étaienthabillés uniformément; mais le goût de la variété se montraitdans là coiffure. Les chapeaux et les chaperons en drap ou enfeutre recovaient diverses formes, et les dames d’alors ne met-taient guère moins de soin que celles de ce siècle à se parer avecélégance et coquetterie. Léurs couvre-chefs de soie étaient faitspar une classe spéciale d'ouvriers, et, à défaut de marchandesde modes, c’étaient les merciers qui tenaient les articlés de pa-rure, ainsi que les parfums, les aromes et une foule d’instru-ments, d’outils, d’objêts de luxe et de nécessité. Leurs bouti-ques devaient avoir un gränd attrait pour les riches bourgeoisde Paris, car tout ce qui pouvait flatter ler goût, tout ce quiconvenait aux habitudes du luxe d'alors se trouvait réuni chezles merciers. L’énumération des marchandises de la mer-eèrie, qu'un poëte du Moyen âgé a rimée, forme un cataloguedont il serait difficile de retenir dans là mémoire tous lesdétails.»

L'ancien régitne désignait sous le nom de drapier-drappanslesmaîtres qui faisaient travailler les ouvriers des corporations em-ployées äux diverses opérations et apprêts des draps, tels que lestisserands, les foulonniers ou foulons, lés lanneuts ou laineurs,