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Tome premier.
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144
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144 PREMIÈRE PARTIE.

dustrie européenne d'aller s'approvisionner à six mille lieues.En 1810, quelques années seulement après l’introduction despremiers moutons en Australie, on en comptait déjà 34,760;en 1845, 5,604,644. Ce nombre a été en se doublant tousles dix-huit mois, jusqu’en 1851.

A partir de ce moment, le mouvement, toujours ascendant,s’est un peu ralenti, par suite de la découverte des mines d’or,qui détourna une partie des bras et de l’activité des habitants;cependant, l'importation des laines australiennes a acquis uneimportance dont les chiffres suivants peuvent donner une idée

exacte:En 1820, elle produisait... 30,000 kilogrammes.1830,+. 1,000,000_211196 ME PE SE 4,000,000—281 MR A PE 19,000,000—SSOL eue eee ea nee 36,000,000 3

Les conditions de production, tant sous le rapport des quan-tités que de la qualité des laines, y sont particulièrement avan-tageuses. Des pâturages immenses, favorisés par le climat,expliquent la possibilité d'y élever des troupeaux de 30,000 à60,000 moutons, dont la laine paye à peine 0415 du kilogrammepour le transport de Melbourne à Londres.

L’accroissement des laines de l'Afrique du Sud, ou du cap deBonne-Espérance et des Indes orientales, mérite égalementd’être signalé. Ces productions ont progressé parallèlement, etont à peu près la même importance aujourd’hui.

En 1850, elles étaient, pour les laines dites du Cap, de. 2,573,000 kilogr.—= des Indes...... 1,573,000—

En 1861,— le Cap expédie,. 8,300,000—=,—_ les Indes....... 9,000,000—

La production des laines des colonies du Royaume-Uni, qui