CARACTÈRES ET PROPRIÉTÉS DES FIBRES. 239grossissement convenable sous le microscope, il offre tantôtune surface pleine avec une circonférence d’une certaineépaisseur et d’une forme plus ou moins régulière, affectantcelle d’un cercle exact, ou d’une espèce d’ellipse comme lesindique la figure 9, pl. III, qui donne la coupe d’un brinde laine lavée. Parfois ces sections offrent un canal médullairedont la forme est presque toujours un cercle assez parfait, va-riable seulement par la grandeur du diamètre, comme lemontre la figure 10, des coupes de brins de laine du Don.
Les coupes des filaments de la laine de vigogne, fig. 1 1, af-fectent la même forme, et ne diffèrent des précédentes que parla grosseur et une légère coloration jaunâtre.
Les sections de poils de chameau, fig. 12, sont des cerclesavec de petits picots colorés en jaune, rappelant la constitu-tion intérieure d’une tige verte remplie de matière spongieuse.Cette structure est encore plus nettement accusée dans la sec-tion du crin, fig. 13.
Dans les coupes, fig. 14, des poils de rat musqué, fig. 15, durenard, et fig. 16, de l’alpaga, on remarque le canal intérieurparfaitement déterminé et paraissant vide, si on en juge par lateinte noire de la circonférence centrale. De plus, ce canal dansles poils du rongeur, fig. 16 par exemple, met la constitutiondes poils composés en évidence par la vue aa des brins accolés.Quoi qu’il en soit, l'apparence tantôt pleine et tantôt vide del’intérieur des brins, a probablement déterminé les hypothèsesdifférentes qui ont été données sur leur constitution. Les unsles ont supposés formés d’une série d'espèces d’écailles pleinesà emboîtements successifs, les autres les ont considérés commede véritables tubes tantôt vides et parfois pleins d’une sub-stance analogue à la moelle, Nous croyons cette dernière hy-pothèse la plus exacte, et attribuons la différence apparente del’intérieur du brin, à l’état dans lequel il se trouve; frais et
tendre pris sur le dos de l'animal domestique, le canal médul-