Band 
Tome premier.
Seite
252
JPEG-Download
 

252 PREMIÈRE PARTIE,

trer d’une façon analogue à ceux de la laine. L'opération spé-ciale du secretage, sur laquelle nous revenons plus loin, ne doitdonc avoir d’autre but que d’obtenir cette espèce de vrillementque certaine laine possède naturellement.

Variation des finesses des brins avec l'épaisseur de la peau.— L'orifice par lequel le poil apparaît remplit les fonctionsd'une espèce de filière percée dans une membrane, ses bordsse relèvent plus ou moins en capsule formée par le soulève-ment de l’épiderme, comme l'indique la figure 33. La gran-deur de ce passage augmente nécessairement avec l'épaisseurde la membrane ou de la peau qui en forme les parois. Cetteépaisseur varie avec les espèces animales et avec les races; lesrongeurs, par exemple, ont la peau bien plus fine que les car-nassiers. Elle varie également avec la taille des individus d’unemême race, et même avec les diverses parties du corps. De làl'échelle étendue de finesses dans une même partie de poils oùde laine, et de là aussi les efforts constants, lorsqu’il s’agit de làproduction des laines fines et courtes, pour perfectionner la petiterace dans les conditions les mieux étudiées pour que la finessene soit pas obtenue au détriment de la ténacité, de la perfec-tion dont l’homogénéité du produit pour chaque genre, petitou grand, est un des indices les plus certains. Mais quel quesoit l’état de perfection d’une toison, il ne sera jamais possibled'arriver à une homogénéité parfaite dans les qualités prove-nant des diverses parties du corps, précisément à cause de ladifférence d'épaisseur de la peau, Or, les parties les plusépaisses de la peau du mouton sont les genoux, le front, làqueue, la croupe, le dessus du cou, les cuisses, et enfin le dos;ce sont aussi celles dont la laine est la moins fine. Certainesd’entre elles, telles que les genoux, ne donnent souvent que duJarre. Les mèches d’une toison seraient classées par qualité,suivant les désignations qui précèdent, si certaines parties n’é-laient parfois détériorées, soit par le frottement contre la li-