258 PREMIÈRE PARTIE.
jeur ductilité, avec leur force élastique; celle-ci est alors, engénéral, en raison directe de sa capacitité d’allongement; pourles brins de la laine, et surtout de la laine vrillée, la force élas-tique qui réagit pour leur faire‘ reprendre leur volume primitifet leur état naturel, lorsqu'on les comprime, tient surtout à leurforme contournée; cette propriété est en raison directe de lafinesse et surtout de la réduction du vrillement: plus une laineest fine et frisée et plus sa force expansive est grande; elleest tellement sensible qu’on peut l’apprécier à la main, et parle gonflement qui s'opère, si on cesse de la presser. Gette pro-priété se manifeste encore pour les laines communes dont onse sert pour les couchages, comme l’a démontré M. de Later-rière par des expériences directes dans son Manuel de la literie,relatées plus loin; mais la ductilité, c'est-à-dire la propriété dessubstances à s'étendre, en vertu de la nature de la matière quiles compose, ne varie pas de la même manière, elle reste à peuprès dans le même rapport pour les fibres saines, de bonne na-ture, quel que soit d’ailleurs leur degré de finesse et de vril-lement. Elle est, en général, de 1/10 dela longueur, d'après lesnombreuses expériences auxquelles nous nous sommes livrés,c’est-à-dire qu’un brin de laine du Don, par exemple, de 0” 20de longueur s’est allongé de 0",02 avant de rompre, et l’allon-gement d’un filament de laine vrillée de 0",06 a été dans lemême cas de 0",006. Le rapport pour la ductilité resterait, parconséquent, constant; mais dans ces constatations, commedans celle des finesses et de la résistance, on rencontre à chaqu@pas des anomalies. Les résistances à la rupture de ces deuxéchantillons ont été, pour la laine d’une finesse de 0"”,015, de6 grammes, et pour la laine du Don d’une finesse de 0"",032, de10 grammes; les résistances sont par conséquent, entre elles,€raison inverse des carrés des surfaces ou des sections des brins.Quoique cette loi ne se réalise pas toujours avec une préci-sion mathématique, on peut néanmoins affirmer que les brins