262 PREMIÈRE PARTIE,
Afin d’éviter ces inconvénients et de pouvoir opérer aumoyen d’un même instrument avec facilité et sans aucune su-jétion particulière, aussi bien sur des filaments que sur des filsde toutes espèces, et de pouvoir indiquer en même temps la tor-sion la plus favorable à leur donner, nous avons fait construirepour notre usage, depuis une dixaine d’années, un appareilqui commence à fixer l’attention des industriels par les consé-quences avantageuses de son emploi.
Expérimentateurs des fils.— L'instrument peut servir àl’essai de filaments qui auraient à peine deux centimètres delongueur aussi bien que pour des fils de un mètre, et plus, aubesoin; son principe est applicable aussi bien aux filaments lesplus délicats qu’à l’essai des cordes, cordages, tresses, etc. Ilpeut servir aux préparations non tordues, et aux fils les plustors, et enregistrer les résultats avec une précision absolue. Ilsuffit de le faire étaloner et exécuter avec une solidité en rap-port avec la ténacité des substances auxquelles on le destine.
La description suivante de l’appareil représenté planche IV,figures 1, 2 et 3, va d’ailleurs compléter cet exposé et fera com-prendre la facilité de la manœuvre et les services que l’appareilpeut rendre.
La figure 1 est une élévation de profil, la figure 2 une coupeverticale dans le sens de la longueur, et la figure 3 le plan del'instrument.— I. Appareil dynamométrique proprement dit,avec son cadran, son aiguille et sa pince d’attache agissant surun poids dont l’action, pour de petites forces, nous paraît pré-férable à celle d’un ressort avec tendeur. Les crochets, tordeursou détordeurs à volonté,” p, sont destinés à recevoir les extré-mités du fil; les transmissions de mouvement entre cet axe etles aiguilles établies sur un cadran vertical R ont pour butd'enregistrer le nombre de tours opérés par l’axe. Chacune desdeux parties de l’instrument, dynamomètre et compteur peutêtre fixe ou mobile, à volonté. L’appareil dynamométrique,