264 PREMIÈRE PARTIE,
taquet n’agit sur l'aiguille que pendant la durée de l’actionsur le fil; si son adhérence et son action cessent à la rupturedu fil, l’immobilité de l'aiguille en est la conséquence. Ellen'enregistre donc absolument que la résultante de l’action àlaquelle le fil à été soumis, le mouvement de l'aiguille n’étantpossible que sous l’influence de la traction. L'observateur n’adonc pas à s’en préoccuper pour saisir au vol la division surlaquelle elle s'arrête lors de la rupture, comme cela a lieudans la plupart des dynamomètres, où l’action de la force vivese continue sur l’aiguille après la rupture du fil. Afin d’amortirl'effet de la réaction de la tige et de son poids, à leur re-tour rapide après la rupture, ils agissent sur une crémaillèrecourbe m assemblée au contre-poids p, dont les dents engrè-nent avec un petit pignon placé sur l’axe d’un volant V auquell’action rétrograde du système imprime un mouvement plusou moins accéléré, sans qu’il y ait de choc ni de danger pourla conservation des pièces qui constituent la précision de I’ ap-pareil.
Compteur d'ouvraison.— Nous conservons ce nom plusspécialement en usage dans l’industrie de la soie; il forme unepartie de notre appareil suivant la désignation précédente,tandis que dans l’industrie des soies il constitue toujours un in-strument isolé, séparé. Nous l’avons simplifié tout en le réunis-sant à un sérimètre. Pour les expériences des fils de soie,comme poux les autres matières, le compteur d’ouvraison àtoujours pour but, un fil tordu étant donné, d’en compter lenombre de tours pour unité de longueur. Nous ajoutons qu’ildoit en outre indiquer la limite de torsion la plus convenable àun produit déterminé. A cet effet, nous avons rendu mobilel’un des points d’attache 7 du fil; sa rotation donne le mouve-ment à une paire de petites roues coniques qui commandentl'axe de l’aiguille s du compteur principal ou des unités; chaquetour entier de celui-ci correspond à une des divisions du petit
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