Band 
Tome premier.
Seite
268
JPEG-Download
 

268 PREMIÈRE PARTIE,

Les fils provenant de filaments naturellement boutonneuxsont d’autant plus défectueux qu’ils ont été fatigués et énervésaux préparations, dans l’espoir, si généralement déçu, de lesséparer des irrégularités qui y adhèrent.

Nous n'avons pas besoin d’invoquer les témoignages et lesessais de l’appareil, pour affirmer qu’une action mécanique tropbrusque ou trop prolongée sur les fils aux premières opéra-tions amoindrit nécessairement leur ténacité, l'effet étant bienconstaté par des corps plus résistants quene le sont les fila-ments délicats des arts textiles.

Un effet moins connu est celui résultant de l’inégalité, del'insuffisance ou de l’excès d’étirage. Lorsqu’on soumet à l’ap-pareil un faisceau de fibres dont une partie seulement est con-venablement développée à la traction, le faisceau tout entier nerésiste à la rupture que comme s’il n’était composé que desfibres qui ont reçu un développement uniforme et complet; ily aura inégalité de direction dans les brins lorsqu’on les tordra,et de là inégalité de résistance, et par conséquent diminutionde ténacité. Il y a donc un intérêt marqué à ce que l’étirageait lieu sur des filaments de même longueur et de même finesse,afin de pouvoir arriverà une limite maxima et à une résistanceuniforme des brins élémentaires. Il ne faut cependant pas quele glissement soit exagéré, afin de ne pas trop presser, troplaminer et fatiguer les fibres les plus courtes, si elles ne sontpas toutes d’une longueur parfaitement égale, ce qui n’arrivepresque jamais.

Quant à la torsion, elle peut être imprimée par l’appareilde deux façons différentes: ou en fixant deux points d’attached’une mèche de préparation ou d’un fil, lors de la rotation im-primée à l’une des extrémités par le crochet tordeur, en lais-sant libre le chariot du point d’attache opposé, ou en rendantmobile l’un ou les deux crochets. Dans le premier cas, lenombre de spires sur la longueur comprise entre les deux