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CARACTÈRES ET PROPRIÉTÉS DES FIBRES. 275Strument peut être également avantageux dans les deux cas, etSurtout pour les nombreux fils cardés destinés aux noüveautéset aux étoffes peu foulées en général.
$ 6.— Composition de la laine; moyens physiques
et chimiques pour la distinguer des autres substances textiles.
Les divers caractères physiques des matières filamenteusesSuffisent en général pour les distinguer les unes des autres lors-qu’elles sont à l’état naturel, sans préparation, sans apprêt, nialtération sensible. La constatation de la forme normale à l’œilNu, à la loupe, et au besoin au microscope, avec un grossisse-ment modéré de la substance soit sèche, soit humectée d’eau,Où mieux d’un liquide gras, ne peut laisser de doute. Et, s'il neS'agit que de reconnaître les origines, la combustion, la façondont elle à lieu, l’odeur qu’elle répand, pourront servir d’indi-Cations presque toujours vraies. La matière animale, on le sait,Se consume avec boursouflement et dégage l’odeur particulièrede la corne brûlée. La substance végétale brûle avec clarté,Sans donner de dépôt ni d’odeur; mais lorsque les filaments tex-tiles, purs ou mélangés entre eux, ont subi les transformationsauxquelles la plupart des produits sont soumis, les caractèreséXtérieurs apparents sont souvent effacés. La laine, le coton, lelin et la soie sont aujourd’hui si fréquemment mariés entreEux, qu’il n’est pas toujours aisé de les distinguer. La difficultéaugmente avec les substances d’un même règne, et les partiesOU organes d’où les filaments sont extraits; il est par suiteplus difficile de distinguer le lin et le jute, tirés tous deux destiges, que de faire la différence entre céux-ci et les duvets, etPar conséquent entre ces derniers en général et le coton.
Ces distinctions sont d’autant plus délicates à établir, qu’au
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