282 PREMIÈRE PARTIE,
ces, on pourra dissoudre d’abord la soie dans le chlorure dezinc, puis détruire la laine au moyen de la soude, de manière àne conserver que les fibres végétales.
T° S'il s'agit de distinguer certaines fibres végétales entreelles, telles que le coton du lin, par exemple; si l’observationmicroscopique ne pouvait avoir lieu ou était insuffisante, onplacerait les deux matières dans une huile limpide ou dans laglycérine; le lin devient alors translucide, par suite de l’actioncapillaire du liquide entre les faisceaux microscopiques, tandisque le coton resterait relativement opaque.
8° Les mélanges de lin, de phormium et de substancesanalogues peuvent se distinguer, d’après les recherches deM. Vincent, de la manière suivante: on soumet au chlore li-quide, pendant une minute, les matières à reconnaître, onles étend sur une assiette en porcelaine et on les arrose de quel-ques gouttes d’ammoniaque; il y à coloration en brun foncé duphormium, les nuances déterminées sur le lin et le chanvre sontbeaucoup plus claires; ce sont des teintes brun clair, orangés etfauves, qui ne peuvent se confondre avec la coloration du brunrougeâtre du phormium. Mais ce procédé n’est à peu prèsefficace que lorsqu’il s’agit de fibres ou de fils écrus ou impar-faitement blanchis; car à l’état de blanchiment parfait ou decellulose pure, les différences de teintes sont insensibles à là‘
,+ L)réaction.$ 7,— Influence de l'humidité, de la chaleur, de la lumière»
et de l’électricité, sur la laine et les fibres animales©"
général.
La matière cornée filiforme tubulaire, à gaîne épidermiqu®flexible et élastique, qui constitue la laine et les poils, est né-cessairement poreuse et, par conséquent, plus ou moins per-méable aux fluides qui l’environnent soit d’une manière per-