286 PREMIÈRE PARTIE.
grande d'humidité. A la sortie des préparations de la lisseuse,par exemple, l’augmentation peut atteindre jusqu’à 20 pour 100et même plus. Cette proportion varie également avec les moisde l’année. L’humidité est naturellement bien moindre dansla saison chaude que dans les temps pluvieux; aussi les chiffresenregistrés à cet effet dans les conditions publiques varient-ilsmensuellement et dans des proportions assez régulières pourchaque année. Nous trouvons par exemple qu’à la conditionde Paris, pendant les mois dé janvier des années 1834,1855,1856, 1857 et 1858, les chiffres d'humidité ont dépassé les15 pour 100 de la reprise normale de 3,198, 3,053, 3,248;3,402, 3,144 qui forment une moyenne de 3,209 pour 100-Pour le mois d'août des mêmes années, ces augmentations ontvarié de la manière suivante: 1,861, 1,979, 2,184, 0,96%1,379, dont la moyenne est de 1,522 pour 100. Ces chiffressont des extrèmes générales; mais il se présente parfois des casoù les quantités varient davantage encore en plus ou en moins.Cette présence constante de l'humidité dans les brins n’est passans influence sur le numéro ou titre du fil, celui-ci étant lerapport entre une unité de poids et une unité de longueur?celle-ci n’augmentant pas en raison de l’augmentation du premier, il en résulte des modifications de titrage sur lesquels nousrevenons en traitant de ce sujet. La marche des transformationsest également influencée par l’humidité: elle leur vient en aidetoutes les fois que les opérations tendent au redressement desfibres, comme cela a lieu dans les préparations du peignageet de la filature; si les ateliers dans lesquels le travail s'exercene sont pas à un certain'degré hygrométrique, le redressementet les étirages présentent des difficultés; mais pour que l’in-tervention de l’atmosphère humide ait toute son efficacité,$température n’est pas indifférente; il est donc nécessalréd’examiner les modifications apportées par la chaleur sèche
et humide sur les filaments laineux.