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Tome premier.
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298 PREMIÈRE PARTIE,

moins dans une certaine mesure, à la fabrication des étoffes,et par des moyens analogues à ceux qui réussissent si bien pourles matières cornées en général. Nous devons ajouter que cer-tains essais, auxquels nous nous sommes livré dans cette diree-tion, des fils et des échantillons d’étoffes que nous avons faitfaire avec un mélange de laine, d’édredon et de cachemire,nous ont démontré la possibilité de cet emploi, la questionmérite donc une étude sérieuse et de nouveaux essais pra-tiques. On arriverait peut-être ainsi à la production si désirablede tissus bien moins lourds, plus chauds que ceux fabriqués ac-tuellement comme vêtements d'hiver, et sans une dépense plusélevée. C’est également ici à propos des facultés calorifiquesque nous devons rappeler la variation de la faculté absorbanted’une même étoffe en raison de sa couleur, constatée précédem-ment par des faits qui se présentent tous les jours dans la fabri-cation des lainages. M. le docteur Joulier, dans le travail quenous avons déjà signalé, et publié en 1 858, a mis à son tour enévidence la différence d'absorption de la lumière solaire avec lescouleurs, et les avantages du blanc contre l’action des rayonssolaires, aussi a-t-il manifesté le désir de voir revêtir, ne fût-cequ'à titre d’essai, les soldats en marche dans les pays commel'Afrique, d’un burnous blanc par-dessus leurs habits. Nousajouterons que les sarraux et les chapeaux des gens de la cam-pagne travaillant souvent au soleil devraient également êtreblancs, de préférence au bleu, plus généralement choisicomme moins salissant pour les blouses, mais bien plus sus-ceptible d’absorber les rayons solaires, au point d’arriver àune température qui peut parfois s’élever de 5 à 7 degrés au-dessus de celle à laquelle atteindrait un vêtement blanc.