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Tome premier.
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344 DEUXIÈME PARTIE.dans l’eau froide ou dans l’eau tiède, les matières qui mas-quaient la pureté de la laine; 3° utiliser autant que possibleles résidus riches en corps gras et alcalins de l’opération.Ges résultats doivent être obtenus aussi économiquementque possible, en ménageant complétement les caractères et lespropriété des brins, et de manière à fournir la masse dansl'état le plus convenable aux transformations ultérieures. L'ac-tion chimique doit, par conséquent, être suffisante pour atta-quer les corps étrangers sans avoir d'effet sur le tube de làlaine, et la force mécanique, tout en agissant intimement surtous les points des fibres pour entraîner la substance qui yadhère et séparer les filaments les uns des autres, doit éviter lefeutrage et l’agglomération qu’elle pourrait produire si ellen'était convenablement appliquée. Bien des accidents de lafabrication, et notamment les barrages, qui font le tourmentdes industriels, n’ont d’autre origine qu’un lavage mal fait.Examinons, par conséquent, successivement les deux actionsessentielles, chimique et mécanique, qui interviennent dansl’épuration de différentes laines, quel que soit l’état plus oumoins pur dans lequel elles arrivent au manufacturier.Opération chimique.— Malgré la complication de la com-position des corps étrangers combinés à la laine et dont il fautla débarrasser pour l’avoir pratiquement pure, la science et l’in-dustrie sont d'accord pour admettre que les dissolutions alca-lines, convenablement employées, remplissent le but!. Il est

! Il est peut-être utile de rappeler ici, que les voyageurs mentionnentsouvent soit la racine, soit l’écorce de certaines plantes, comme très-effi-cace au dégraissage de la laine; l’abbé Molina, dans son Essai sur l’histoirenaturelle du Chili, Paris, 1 749, dit:« Les habitants du Chili pulvérisentl’écorce du quittai(quillaja saponaria, monoecia-polvandria), cette écorce,mèlée d’eau, écume comme le savon et sert à dégraisser la laine, le com-merce qu’on fait de cette eau est assez considérable.» M. Mentzel ditqu’une décoction de saponaire blanche, ajoutée à une dissolution alcaline,paraît un bon mélange pour désuinter et blanchir la laine. M. Amédée