386 DEUXIÈME PARTIE.conditions de régularité mathématiques; l’étude des caractèresde la laine nous a démontré, de l’autre, que la constitution deson brin est naturellement rebelle à cette action de glissement.Le filament, envisagé isolément, peut se comparer à un corpsplus ou moins rugueux, qui ne peut se mouvoir convenable-ment et sans trop de frottement que si on aide l’action par ulliquide onctueux. Le transport continu d’une masse de filamentsà surfaces rugueuses exige une proportion de graissage, touteschoses égales d’ailleurs, en raison du nombre de filaments dela masse, de l’âge de la laine, de l’état plus ou moins normal aumoment de sa récolte, en un mot de sa flexibilité et de son élas-ticité. Les vieilles laines, celles de la boucherie ou d'animauxmalades, privées d’une notable quantité du liquide qui remplitles laines d’agneaux et les filaments sains en général, se prè-tent moins bien aux transformations et nécessitent, par consé-quent, une plus grande quantité de liquide lubrifiant. Cette né-cessité de faire varier les proportions du graissage se faitégalement sentir avec la nature et la composition plus ou moinsefficace de la substance grasse employée. Les divers cas qu'peuvent, d’ailleurs, se présenter et le développement des quel-ques principes ci-dessus vont trouver leur place dans l’examelsuivant des divers graissages et du mode d’opérer.
On employait exclusivement autrefois l’huile d’olive pour ladraperie de bonne qualité intermédiaire et pour la draperléfine; les huiles de graines suffisaient pour les lainages com
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muns; les émulsions essayées pour remplacer le graissa| le
l’huile pure, et composées d’huile et d’eau de savon ou d'hulet de toute autre dissolution alcaline dans de faibles propertions, ont toujours causé une augmentation notable de déchetou évent, par suite de l’évaporation de la partie aqueuse.
La quantité de ces matières introduite daris la laine varieavec la finesse des filaments, là qualité du corps gras; elleaugmente pour les laines fines contenant plus de fibres sous le