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Tome premier.
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388 DEUXIÈME PARTIE.

dans la dépense et les chances de mauvaise fabrication, maisaussi dans les dangers qu’il peut présenter.

La présence d’une huile végétale dans la laine entassée, sou-vent à l’état humide et, par conséquent, dans les les conditionsles plus favorables à l’échauffement et à la fermentation, peutoccasionner une combustion spontanée; les exemples d’incen-dies ne sont que trop communs dans les villes manufacturièreset notamment à Elbeuf. 11 suffit quelquefois d’un tassementtrès-peu prolongé pour causer ces accidents. Nous avons ététémoin d’une combustion de ce genre, qui s’est déclarée enplein air, sur la route, dans des paquets de fil qu’on transportait d’une filature de la vallée à la fabrique d’Elbeuf.

Ce n’est cependant pas ordinairement par la matière grassecontenue dans les fils que ces accidents sont provoqués; la plupart sont le résultat de l’échauffement des déchets, des bouts etdes débourrages, parce qu’ils contiennent de la matière grasse enexcès, sont constamment en tas, souvent humides, et présententde grandes difficultés au dégraissage. Aussi ces déchets sont

ils presque sans valeur pour le fabricant et vendus à vil prix,#

cause du peu de facilité d’en tirer parti dans la fabrique mêmesIls ont, en outre, donné lieu à de nombreux abus de confiance dans les fabriques de lainages, pour lesquelles ils sont@que le piquage-d'once est pour l'industrie de la soierie. La né-cessité de l’emploi d’un corps gras pour le travail de la lain@est donc un embarras grave. La Société d’encouragement, pro”motrice de tant d’heureuses découvertes, s’est souvent préocelrpée de cette question. Le célèbre Ternaux, consulté sur C@point, fit ressortir les inconvénients et l’imperfection que présenterait le travail sans l'intervention de la matière onctueus@Convaineu nous-même de la nécessité de cette interventiondans l’état actuel de l’industrie et de tous les inconvénientsprésentés par les procédés en usage, nous avons cherché à Ÿremédier dès 1839. De concert avec M. Péligot, nous avons