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Tome premier.
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434 DEUXIÈME PARTIE.

d’une part 20 pour 100 de laine autrefois perdue, et employéeaujourd’hui à la fabrication des draps communs, et d'autre partk0 pour 100 de poussière de laine, représentant conséquem-ment un total d'engrais annuel de 300,000 kilogrammes. Enadmettant, d’après mon analyse, que la teneur de cet engraisen azote soit en moyenne de 3 pour 100, on voit que l’agri-culture trouverait dans ces déchets une nouvelle ressource de9,000 kilogrammes d’azote, qui, de nos jours, est en grandepartie dissipée sous forme de fumée et de suie.

« Ces 9,000 kilogrammes d’azote représentent d’ailleurs,d’après M. Boussingault, 1,500,000 kilogrammes de fumier deferme normal, qui peuvent produire plus de 280 hectolitres deblé.

« D’après le prix courant du kilogramme d’azote, qui est de1 fr. 70 c., ces poussières de débourrages, une fois renduessur le marché comme engrais, doivent être estimées à une Valeur de 15,300 francs, ce qui les remet à 5 centimes le kilo-grammes. Mais on conçoit que, si, au lieu de les livrer tellesqu’elles sont, on les débarrassait économiquement de la matière grasse qu’elles contiennent, leur richesse agricole ne seraitpas amoindrie, et, de plus, l’industrie pourrait bénéficier d'unrendement annuel de près de 100,000 kilogrammes d’huile.?

Ces observations, les recherches de Chaptal et l’expérienc®journalière démontrent que la grande difficulté, et nous démontrerons tout à l’heure que le danger des combustions sponta”nées résultant de ces déchets, proviennent de la nature de lamatière grasse employée au graissage. Lorsque les bouts et lesbourres de la laine sont imprégnés d’huiles végétales, on ne peutles en extraire que par une action mécanique longue et coûteus®,en les mélangeant et en les agitant avec une terre argileusé,pour leur enlever, par une espèce d'absorption, la substancegrasse végétale étant insoluble dans les alcalis. L'opération nepeut alors se pratiquer avec avantage qu’en grand, De là la néces-