kk0 DEUXIÈME PARTIE,
à la moitié de sa longueur. Lorsque les numéros sont assezélevés pour nécessiter une préparation au métier à filer, ditfilage en gros, quoique ce ne soit pas un filage, puisqu'on tordle moins possible, et que cette première torsion doit disparaître,les étirages sont répartis entre le cardage, le filage en gros etle filage en fin, si, par exemple, il s’agit de produire du filn° 28. Le boudin à la sortie de la carde sera du numéro 4 Onl'étirera sur le métier en gros de 3,5. Son titre à la sortie sera,par conséquent, 3,5 x4==14, et un étirage de deux suffira pourarriver à la finesse voulue, puisque 2x14—28.
Mais, que le filage soit direct ou progressif, en gros ou enfin, les métiers ne varient pas dans leurs principes; nous nefaisons, par conséquent, que des distinctions de systèmes dansla description suivante de ces machines,
S 1,— Métiers à filer.
Deux systèmes de métiers se partagent, dans des proporrtions inégales, la production des fils en général, et des fils dela laine en particulier. Ces métiers sont connus sous les nomsde métier continu et de Mule-Jenny. Ce dernier est le plus gé-néralement en usage, quoique l’emploi du premier soit plusancien. Le continu est caractérisé par la simultanéité des troisfonctions fondamentales: de l’étirage, de la torsion et de l’envt-dage. Dans le mule-Jenny, l’envidage n’a lieu que lorsqu'unecertaine longueur de fils ou aiguillées est produite, quel quesoit d’ailleurs leur nombre. Il résulte de cette différence essen-tielle dans le fonctionnement des organes, des changements deforme et de dispositions qui nécessitent une plus grande dé-pense de force motrice pour le continu que pour le mule-Jenny-Nous parlons surtout ici du demi se//-acting, car la dépense deforce s’égalise en quelque sorte lorsque le mule est entièrement