k46 DEUXIÈME PARTIE.
S 3,— Considérations sur l’envidage et la forme
de la canette.
Le mode d’enroulement du fil a une grande importanceI! consiste à placer directement sur la broche, en lui faisantpousser sa forme, soit un tube conique en papier, soit un tubeun peu modifié dans sa figure géométrique sur un premiermoule en bois, en fer-blanc, ete, dit bwzette, pour servir de suprport au tube en papier sur lequel le fil vient s’enrouler. Dansles deux cas, lorsque ce tube est suffisamment recouvert de fil, ilest enlevé, et, s’il a été bien fait, la canette de fil ou épeule quien résulte doit pouvoir être placée directement dans la navettede tisserand et se dérouler avec une égale tension dans ses al-lées et venues, pendant le tissage, sans rupture, sans changerment de forme, sans éboulement et, par conséquent, sans 0C-casionner de déchet sensible. Si, au contraire, la canette n’estpas assez parfaite, si ses couches ne forment pas un volume parfaitement développable, si elles ne sont pas assez serrées et n’ad-hèrent pas assez, il devient indispensable de procéder à un dévi-dage pour obtenir plus sûrement des canettes remplissant lesconditions qui viennent d’être indiquées. Or, cette transform@rtion nécessite une dépense de main-d’œuvre, cause des retardset occasionne toujours un déchet; aussi est-on parvenu, dansla plupart des industries textiles, à éviter ce dévidage intermé-diaire, toutes les fois que les fils doivent servir à former latrame.
Chose étrange, ce n’est que pour la laine cardée que cette opé-ration du dévidage a lieu parfois encore, et cependant le caraéj facilite1ette-our
tère duveteux des fils de cette nature, est un élément qul’adhérence des couches et contribue à la solidité de la carIl suffit done de la produire dans de bonnes conditions, P<