156 DEUXIÈME PARTIE,
On a, par conséquent, tous les éléments pour se rendre.compte du rendement d’un métier. Si la course du chariotest de 1”,50, il sera, d’après les données précédentes,1”,50 X 400= 600 mètres, on 1",50 x 500=750 mètrestoutes les 18 secondes, ou 2,100 mètres dans le premier cas et2,625 dans le second. Nous reviendrons, d’ailleurs, sur lesproductions en général, après avoir décrit le système de métierdit continu,
S 5.— Métier continu.
L'examen du métier mule-jenny démontre les avantagesqui, jusqu’à ce jour, l’ont fait préférer à tout autre pour lefilage des trames, et les inconvénients qui obligent à lui cher-cher un remplaçant plus économique. Si, en effet, le mule-Jenny donne aux fils le moelleux et l’élasticité en ne leur im-primant qu’une torsion très-faible, la constitution même dumétier cause une perte de temps et de place considérable. Lecontinu, où le filage et l’envidage s’obtiennent simultanément àl’aide d’un mécanisme des plus simples, remplacera peut-êtreun jour le mule-jenny dans toutes ses applications, et il nefaudra pas, ainsi que nous l’avons dit ailleurs*, pour en fairedisparaître les imperfections, une aussi grande dépense d’in-telligence et de travail qu’il en a fallu pour arriver à la combi-naison pratique des mouvements si complexes et si délicats dumule-jenny self-acting.
Le continu construit par la maison Mercier, avec les perfec- 4tionnements apportés à l’étirage du boudin par M. Vimont,estsuffisamment employé pour mériter une description spéciale.
[1 nous faut observer, toutefois, que ce métier, comme tous les
continus antérieurs, est surtout propre à la production des fils
! Voir notre Traité de la filature du coton.