k76 DEUXIÈME PARTIE,
variables, continus ou interrompus, déterminés à priori, aussifacilement et aussi économiquement que possible. Les métiersgénéralement employés sont les métiers mule-jenny, ou con-tinu, qui fonctionnent alors sans produire d’étirages. Ces mé-tiers étant décrits; nous nous bornerons à l’exposé de quelquesautres qui peuvent intéresser la fabrication des lainages. Disonsd'abord que les retors produits sur les deux systèmes de mé-tiers mule-jenny et continu, avec le même nombre de tourspar unité de longueur, ne sont nullement semblables: cette dif-férence s'explique par les considérations présentées précédem-ment, lors de la comparaison du continu avec le mule-jenny.Les différents systèmes de retordeuses à mouvement continudonnent un retors très-ferme et très-régulier, mais un peu sec,tandis que le retors du mule-jenny, comme le fil simple de cemétier, est plus souple et moins fermé. Au lieu de ressemblerà une ficelle bien torse, il laisse voir un grain un peu gonflé,qui le rend plus saillant dans l’étoffe. Le retordage sur lescontinus est donc surtout favorable aux fils très-fins et auxproduits composés de matières différentes, laine et soie, parexemple.
Le métier mule-jenny disposé pour filer en fin est propre àla confection des retors; il suffit de régler la livraison, de fa-çon à fournir une longueur de fils simples égale à la longueurde l’aiguillée, et de supprimer tout étirage. Les /usées sontplacées derrière le métier, comme il a été dit à propos du sur-filage. Puis les fils provenant de ces bobines, au nombre dedeux ou plus, suivant le retors à produire, sont réunis dans lemême guide et sous le même cylindre de pression qui les livreà la broche.
Dans les retordeuses continues, dont on voit un modèle plan-che XXV, la figure 1 est une vue de face du métier; la figure 2unecoupe verticale, et la figure 3, la continuation'de la vue de face,afin de montrer les commandes des deux extrémités. Les fils