20 TROISIÈME PARTIE.
cheville mobile ou errante A" peut se placer à volonté dans l’undes trous réservés dans les montants intermédiaires dans lebut de fixer l’extrémité de la chaîne à la longueur voulue.Disposition des fils en faisceaux ou portées.— Si on voulaitréunir et opérer simultanément sur les milliers de fils quicomposent souvent une chaîne, l’opération régulière serait enquelque sorte impossible, aussi a-t-on eu l’idée, depuis un tempsimmémorial, de fractionner l’opération et de n'agir à la foisque sur un nombre restreint; de les superposer ou plutôt de lesjuxtaposer par séries ou faisceaux partiels, Ces faisceaux, dontles quantités sont variables avec les localités et la nature desmatières, ont reçu le nom de portées. Chacune des portéescomprend généralement 40 fils; pour faciliter encore l'opéra-tion, on ourdit le plus souvent la laine par 20 fils ou demi-
portée.Des lisières.— Les lisières sont des bandes étroites régnant
sur toute la longueur de la pièce, et, comme nous l’avons dit,d’une couleur différente de celle de l’étoffe; elles la limitent sursa largeur. Elles doivent servir surtout de points d'attachepour fixer la pièce dans les diverses opérations du tissage et desapprets, de manière à laisser sa surface intacte. Les fils quidoivent les former sont en général plus gros et plus communsque ceux du corps du tissu. Les lisières foulent par conséquentautrement que le reste de l’étoffe, et, leur embuvage étantplus considérable, on les ourdit en général sur une longueur unpeu plus grande: on leur donne en moyenne de 0",07 à 0",10de plus qu’à la chaîne. Pour remédier aux difficultés que ceslongueurs différentes présentent au foulage uniforme, on avaitproposé de faire des lisières formées avec des fils de coton et delaine retordus ensemble, afin de contre-balancer les causesd’irrégularité au feutrage.
Exécution de l’opération. Les fils de vingt canettes ou bro-ches placées soit verticalement dans la cantre, comme on le voit