24 TROISIÈME PARTIE,
que possible égales entre elles, afin que la tension sur les filsne varie pas trop; pour y arriver, on a muni la petite poulie nd’une roue à rochet et d’un cliquet qui régularisent à peu prèsla marche du plot.
Il est néanmoins nécessaire de faire remarquer qu’on nepeut complétement éviter les irrégularités de tension inhé-rentes à ce système, et résultant de l’augmentation successivedu diamètre de L'entréissair par l’épaisseur croissante de lacouche des portées superposées. L'ourdissoir long présente unavantage sous ce rapport, compensé néanmoins par des incon-vénients, lorsque le travail n’est pas exécuté avec beaucoup desoin, et si l’ouvrier ourdisseur n’exerce pas toujours une ten-sion uniforme, des causes d’irrégularités s'ajoutent alors à lalenteur du travail et à l’encombrement de l’appareil. On luipréfère, par conséquent le système circulaire.
Quant à la manière de calculer le nombre de tours néces-saire à une longueur de chaîne déterminée, elle est aussisimple que pour l’ourdissoir fixe: il suffit de connaître le dé-veloppement correspondant au diamètre de l’ourdissoir et dediviser la longueur totale de la chaîne par ce nombre, pouravoir celui des spires nécessaires. Soient L la longueur dela chaîne, D le diamètre de l’ourdissoir, le nombre N de spires
Lsera 5par exemple, la chaîne a une longueur L de 75 mètres etle diamètre D soit 1,50 ou 7 0M,75; alors 277= 4",T1,b15N= tn— 16,66 ou 16 tours et 2/3 de l’ourdissoir. La che-ville errante pour fixer l’extrémité de la chaîne sera, par con-
{, ou 55=> N, 7 étant le rayon de l’ourdissoir. Si,
séquent, placée aux 2/3 du dix-septième tour de l’ourdissoir.Quant au nombre de superpositions ou tours successifs, si
on le désigne par n, et que la portée soit de vingt fils, pour une
3,000
chaîne de 3,000 fils, par exemple, on aura n=<5=ll 50,