38 TROISIÈME PARTIE,
vent donné au peigne, La nature et le fini de ces dents doiventêtre combinés de façon à produire le moins de frottement possi-ble, et à éviter toute espèce d'action sur les nuances des fils.Le peigne est fixé au bas d’un cadre rectangulaire verticalu, V, x, y, dont l’écartement est maintenu par une pièce trans-versale X" reliée aux montants v, y, Les deux extrémités su-périeures sont assemblées par une corde R tendue horizontale-ment. Une règle rigide R' passe dans une ouverture de cettecorde et vient former ressort et s'appuyer contre la pièce trans-versale X”. Cet assemblage, dit à claquette, est identique à celuides scies à la main, et a le même but. Il permet de bander plusou moins le système et de lui donner une certaine élasticitédans ses mouvements, Enfin, la partie inférieure, dans laquellele rot est fixé, est une pièce plus ou moins lourde, et forme cequ’on nomme la masse, Cette masse présente une saillie lisse,une espèce de tablette assez large en avant des dents dupeigne,pour recevoir la navette, à laquelle elle sert de chemin. L’en-semble du système qui vient d’être décrit est désigné sous lenom de battant. 11 est destiné à venir serrer la trame à chacunde ses entrelacements avec les fils de la chaîne, A cet effet, ilest souvent articulé à la partie supérieure, et parfois à la partieinférieure du bâti. Dans les figures 8 et 9, c’est dans les petitsarbres ou tourillons I, I, placés au haut du métier, que le bat-tant est assemblé; il peut décrire un are de cercle autour deces deux points.
Temple, une règle plate, de la largeur de l’étoffe, garnie depiquants sur ses bouts, vient s'engager de cette façon dans leslisières, pour maintenir les dimensions régulières en largeur.Cette règle, appelée temple ou templet, se déplace à mesure quele travail s’exécute.
5° Poitrinière ou support antérieur des fils.— p est une piècetransversale ordinairement fixe, assemblée dans les deux mon-tants verticaux C, D. Cet assemblage a lieu dans des coulisses