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Tome second.
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Wk TROISIÈME PARTIE.

rement introduits à leurs positions respectives entre les dentsdu peigne P, pour venir passer sur la poitrinière et s'attacher àun morceau de tissu formé et tendu dans l’ensouple de devant,comme la chaîne l’a été dans celle de derrière: tout est prêtalors pour l'opération, si la navette garnie de sa trame estplacée sur le battant. L’ouvrier s’assied sur une planche oubanc en avant du métier, appuie avec un pied sur l’une desdeux pédales, sur L, par exemple. Ce mouvement abaisse lalisse/ et fait monter la lisse /’; les fils qui y passent suiventles mêmes directions, les deux séries forment alors entre ellesle parallélogramme 1, 2, 3, 4. Si à ce moment, on agit sur lapoignée p du caribary, la navette sera chassée dans le sommet3 de l’angle 2, 3, 4. Cette course de trame ou duite étantfournie sur toute la largeur, le tisserand attire le battant brus-quement à lui par sa masse, les dents du peigne viennentserrer régulièrement le fil étalé au sommet de l’angle. Par unsecond mouvement sur le levier L’, les fils forment de nouveaule même parallélogramme; seulement les positions relatives ontchangé: ceux des côtés supérieurs dans le précédent mouve-ment sont devenus le côté inférieur, et réciproquement. Le filde la duite se trouve par conséquent renfermé dans une sériede fils successivement croisés. On chasse une nouvelle course,frappée et serrée à son tour, pour déterminer une nouvelleligne de tissu, ete. L’enroulement de l’étoffe et le déroulementde la chaîne peuvent avoir lieu d’une façon continue à chaquecoup de battant, ou d’une manière intermittente, comme celàse pratique généralement dans les métiers à la main.Observations générales.— La simplicité de l’opération quivient d’être décrite et qui résume le travail fondamental dutissage des articles dont nous nous occupons, ne paraît pas pré-senter de difficultés sérieuses. Cependant l’exécution parfaite,à la main ou automatiquement, n’est pas toujours facile. On lecomprendra en se rappelant les caractères généraux que doivent