Band 
Tome second.
Seite
118
JPEG-Download
 

118 TROISIÈME PARTIE,

en place seront sans mouvement. On a donc ainsi un moyenpour soulever un certain nombre de fils et en laisser un certainnombre au repos, et pour former l’angle nécessaire à l’incor-poration de la trame. On remarquera encore que le mouvementet le repos des fils peuvent se réaliser dans un ordre quelconque-On peut à volonté les soulever ou les laisser en repos toussimultanément, ou n’en soulever qu’un à une place quelconque,ou n’en laisser qu’un, et cela suivant qu’on opérera sur tels OÙtels crochets, à chaque action de la lame de la pièce. C’est là lecaractère distinétif de cette ingénieuse combinaison, et sa diffé-rence tranchée avec le mode d’action des lisses, où il faut fairemouvoir simultanément un nombre de fils d’autant plus grandque celui des lisses est plus limité. Avec deux, la moitié des filéde la chaîne se meut en même temps; avec trois c’est le tiers;avec quatre, c’est le quart, et ainsi de suite. Mais lorsqu'ilfaut les faire agir par petits faisceaux isolés dans un ordre quel-conque, il est idispensable d’arrêter au préalable, par un tracéspécial, les rapports entre les entre-croisements de la chaîne@de la trame et l’ordre des mouvements de la première; notéallons examiner les moyens conventionnels adoptés à cet effet:

$ 1,— Mise en carte.

La mise en carte, dont le principe a déjà été exposé, C#une opération intermédiaire du tissage, appartenant en partieaux beaux-arts et en partie à l’industrie. Elle peut être considérée comme toute spéciale aux tissus façonnés. En effet,elle a pour but de faire à l’avance le portrait, qu’on nous passél’expression, de l’étoffe qu’on veut créer, de rendre par coséquent sur le papier, autant que possible, tous les effets auquels la quantité plus ou moins considérable de fils qui entrentdans un dessin tissé doivent concourir. On conçoit done que