128 TROISIÈME PARTIE,le cas le plus facile, celui. du tissage d’un article uni fond detoile. Supposons, par exemple, une chaîne de douze cents filsnumérotés suivant l’ordre naturel des nombres. Pour réalise!l’armure en question, il faudra former à chaque mouvement unangle dont le côté supérieur est alternativement formé avec lefils pairs et impairs, et vice versa pour le côté inférieur; la tram?chassée dans l'ouverture de l’angle près du sommet ainsi formés’entrecroisera de la façon voulue avec les fils de la chaîne. Supposons que la garniture du métier se compose de quatre cenlcrochets. On fixera trois fils à chaque crochet; tous se trouront ainsi répartis entre le nombre total de la garniture. Lechoses étant ainsi disposées, on prend deux bandes de carto”de la largeur oceupée par les aiguilles et on marque par depoints et des nombres, de 1 à 400, aux places correspond”à chacune d’elles, conformément à la méthode de Jacquart“l’origine de son invention. Cela fait, il suffira de percer sul’un de ces cartons toutes les places des numéros pairs, et sull’autre celles des impairs, puis de les présenter successiveen avant des aiguilles avec une certaine pression et d'opchaque fois le mouvement ascensionnel de la griffe avec
mensyelse
crochets, pour que l’angle nécessaire au tissage de la toile serfectue. Maintenant, s’il s'agissait d’un sergé de trois, ou d'ucroisé, ou d’un satin, on y arriverait de la même façon par
trois, quatre, cinq ou un plus grand nombre de cartons coLai
'
venablement percés. Il suffit d’avoir autant de cartons que+}
mure à exécuter nécessite de marches. Mais les cartons@métier Jacquart sont rarement employés pour des articles ausimples, nous ne les mentionnons que pour faire bien saisir*principe du perçage des cartons.
Règle générale: il faut autant de cartons que de coups detrame pour réaliser un effet ou dessin donné. Ces cartons, donchacun à la surface exacte du prisme R, percé d’autant de trot
qu’il y a de crochets dans la garniture, sont assemblés sou