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mence en général à faire marcher le tissu en terre, comme on
TROISIÈME PARTIE,
dit, c’est-à-dire dans la dissolution argileuse, pendant quatreheures environ, puis on fait arriver de l’eau pure, et on le laveà grande eau durant une heure; on donne ensuite une secondedissolution argileuse pendant six heures encore; on termineenfin l’opération par un nouveau lavage de quatre heures. ONarrive ainsi aux quinze heures déjà annoncées, pendant les-quelles il faut dépenser une quantité considérable d’eau, qu’onne se procure facilement que dans les établissements près desrivières, et dans les vallées, où la plupart des établissementsde dégraissage sont relégués, Pour les dégraisseuses établiesdans les manufactures des villes, on a cherché une disposi-tion pour économiser l’eau. Dans ce cas, afin de ne pas mélan-ger l’eau pure qui arrive avec le bain et l’eau déjà salie, 01place une espèce d’enveloppe à claire-voie, formée de latteauxsderrière le cylindre travailleur L, de façon à rejeter le drap enarrière, pour l’empêcher de se prendre sous ce cylindre©pour que l’eau propre arrivant l’atteigne directement avant dese mélanger au bain, Cette espèce de rouleau léger, nommévolant, est commandé par une poulie placée directement surson axe; il tourne avec une vitesse un peu plus grande qu@celle des cylindres L, L’, afin que l’effet recherché, d’éloigne"la pièce du cylindre, soit plus sûrement atteint, Cette disposi-tion, qui n’a pu se faire adopter par les usiniers qui ont de l’ealà discrétion, a l'inconvénient d’exiger un passage de1”,50 der”rière la dégraisseuse pour pouvoir engager convenablement letissu et de compliquer un peu une machine d’une grande simplicité, Malgré tous les soins et la réalisation des conditions€“posées, le dégraissage est une opération délicate; il a été so”vent l’écueil des centres de fabrication qui marchaient#second rang. Aussi prenait-on des précautions inouïes poufréussir; pendant longtemps et jusqu’à ces dernières années, 0”soumettait le drap à un trempage préalable dans l’eau courante