162 TROISIÈME PARTIR,de cas, et que les brins destinés au feutrage d’un objet quelcon-que soient convenablement disposés, on procède au bastissageou premier degré de /eutrage, en opérant progressivementsur les lots séparés du poil concourant au même résultat, à Uchapeau, par exemple; les fractions du tout se nommentpades. On en fait ordinairement deux dans la préparation d'uchapeau. On en prend une qu'on dispose dans la feutrièr®(c’est une forte toile pour recevoir les capades), et sur chaqu®couche de poil se place une feuille de papier, puis la sëconde couche ou capade; on plie et replie ensuite la feutrièrédans tous les sens en l’humectant convenablement pour l’em-pêcher d’adhérer aux couches. Lorsque celles-ci ont acquiéune consistance suffisante pour ne plus s'étendre, quoiqu'ellésoient encore moites et pétrissables, on les réunit par les bordépour former un cône, les deux surfaces sur lesquelles on opèreétant en général triangulaires.
Les feuilles de papier souvent employées ont pour but deréserver les parties qui ne doivent pas feutrer entre elles; noténe nous arrêterons pas maintenant aux détails de la fabrication,ne voulant que compléter la description du feutrage. Lorsque lebastissage, c’est-à-dire la forme de l’objet, est obtenu sauf|dimensions, le feutrage se continue plus énergiquement soule nom de foule, Des bancs ou des tablettes inclinées autourdes rebords et vers l’intérieur d’une chaudière constitueW*l’appareil à fouler. Cette chaudière, alimentée d’eau acidulé®d'acide sulfurique, ou de tartre, est maintenue à une tempér*ture de 80° C, Il y a un ouvrier devant chaque tabletteschacun d’eux plonge et retire presque instantanément le feutr®sur lequel il opère, en le pressant d’abord avec un rouleau debois pour extraire l’eau, puis il l’arrose avee de l’eau froidésle presse, le frotte pendant plusieurs heures, plus ou moind'abord directement avec les mains, et ensuite avec des man”cles ou semelles de bois, pour avoir plus d'action, jusqu’à cé