Band 
Tome second.
Seite
182
JPEG-Download
 

182 TROISIÈME PARTIE,

pressions énergiques et simultanées, l’une dans le sens longi-tudinal, l’autre dans le sens transversal,

L'opération doit se renouveler plusieurs fois, afin de resserrer de plus en plus les fibres de l’étoffe et de lui donner ainsplus d'épaisseur et plus de consistance.

On conçoit que pour les chapeaux qui, comme on l’a vu pluhaut, sont déjà préparés sur une forme conique, il est essentielde les feutrer inégalement, c’est-à-dire de les faire plus épaissur les bords que sur le fond. On obtient aisément ce résultat en pliant préalablement les bords extérieurs de la piè®plusieurs fois sur eux-mêmes, afin qu’en la passant entre lerouleaux ces bords se feutrent nécessairement davantage©acquièrent, par suite, sensiblement plus d’épaisseur.

Cette machine peut servir, comme nous l’avons dit, au feutrage et au foulage de toute espèce d’étoffes, soit en laine, soilen mélange de coton et de laine. Son application ne nécessiléaucun changement de principe, mais seulement des modifica”tions accessoires dans le mode de conduire l’étoffe qui, du restè,peut être analogue à celui employé dans les autres machines

Les rouleaux, au lieu d’être unis comme ils ont été repsentés, reçoivent, dans certains cas, des cannelures longitud«nales, transversales ou hélicoïdes.

Lorsqu'il s’agit de fouler une pièce d’étoffe d’une certainétendue, on en forme une sorte de tube, en réunissant 1€deux lisières par une couture provisoire. Ce tube est intreduit tout aplati entre les rouleaux de l’appareil, et le doublémouvement qui leur est imprimé le foule et le comprime@faisant frotter les deux côtés l’un contre l’autre. On avriainsi à fouler l’étoffe au point voulu, tout en lui conservantune largeur uniforme dans toute son étendue.

On pourrait, suivant l’auteur, superposer un certain nombrede pièces d’étoffe semblables qui, en passant entre les rouleaWseraient foulées simultanément. Mais jusqu'ici l’application de