200 TROISIÈME PARTIE,
La figure 1 donne une section verticale du foulon arabeÀ, est l’auge dans laquelle est déposée l’étoffe à fouler; 3 estle maillet ou pilon, formé par des planches ou madriers superposés en gradins vers le bout pour agir sur le drap. Le tisstse trouve ainsi attaqué par les saillies ou dents d, d. Ce pilonest assemblé à un bras ou arbre N, passé obliquement dansun œil æ, 7, æ pratiqué dans les pièces B. La partie supérieurede ce levier N repose par une pièce arrondie O0, comme un pivotdans la crapaudine circulaire creusée dans des traverses supé-rieures D, assemblées à leurs extrémités dans les murs du bâti-ment. L'autre extrémité de la queue N du pilon vient saillir àla partie inférieure de l’auge. Cette extrémité est un peu arrondie, pour recevoir l’action des palettes ou lames M, dans le mou-vement de rotation qui leur est imprimé par l’arbre R d’uneroue hydraulique. Le massif F indique la fondation de l’aug&
On rencontre parfois dans les campagnes une espèce defoulon domestique spécialement destiné au foulage de la bonneterie de laine tricotée à la main, qui mérite d’être mentionné#cause de son ancienneté probable. C’est un appareil des plisimples et cependant efficace et ingénieux. Il consiste dans Wbloc en bois dur, évidé en courbe concave, pour recevoir Jetissu et le liquide; cette courbe est cannelée. Dans cette espèl®d’auge vient se placer une courbe convexe également cannëlée, et dont la courbure épouse celle de l’auge. On a déjà compris que l’étoffe à transformer est placée dans l’auge entre Jecannelures des parties courbes, et qu’un mouvement d'oscillation, imprimé à la pièce supérieure sur l’inférieure fixésdétermine un frottement sur l’étoffe à fouler qui se déplacéconstamment. Voici d’ailleurs un petit croquis de cet engin
A, est l’auge dans laquelle arrive le liquide qui y est versé elqu’on peut vider par un trou et un bouchon; P est la courbeoscillante qu’on fait manœuvrer par une poignée ou un manch®
J.‘.: INcreux m dans lequel le foulonnier passe la main, pour imprim®