|
DESCRIPTION DES APPAREILS A APPRÈTER. 281êst munie en X d’un frein semblable à ceux qui sont adoptésdans les machines à lainer ordinaires.
Le rouleau G, garni de rubans de cardes, a pour fonction defaire avancer l’étoffe au fur et à mesure qu’elle reçoit l’actiondes chardons, et obéit à l’excentrique R qui, à chaque tour del'arbre D, pousse, par l’intermédiaire de la bielle 5, la roue àlochet T d’une ou plusieurs dents.
Le mouvement du rouleau G est combiné avec celui des char-dons de telle façon qu’il a lieu lorsque ces derniers cessent deloucher l’étoffe.
Le cliquet» empêche le rouleau G de revenir sur lui-même,( maintient par conséquent l’étoffe toujours bien tendue.
Dans beaucoup de cas, dans celui entre autres où l’on vou-dra faire agir les chardons dans le sens de la longueur de l’é-loffe, on pourra supprimer l’action de la tringle E et la rem-Macer par celle du rouleau G; mais alors il faudra combinerSOn mouvement avec celui des chardons, de telle façon qu’illasse avancer l’étoffe au moment où les chardons viennent laloucher.
On voit que l’auteur de la machine s’est préoceupé de laquestion du lainage dans les deux sens du tissu. C’est en effetun point dont la réalisation est poursuivie avec raison depuislongtemps, afin d’éviter le rayonnage ou le barrage déjà men-llonné et dont certaines causes sont faciles à saisir. Par la dis-Position et le mouvement invariables des chardons par rapportUU tissu en travail, les mêmes crochets ou pointes agissent con-Sécutivement suivant les mêmes lignes, dont les traces peuventêtre plus ou moins accentuées, en raison soit des différencesl'énergie du chardon, soit des résistances de l’étoffe. L'aspectrégulier de certaines parties de la surface résultant de cesefets à reçu le nom de barrage; cet inconvénient n’est pas tou-Jours évité malgré tous les soins des ouvriers et le déplacementlatéral imprimé à la pièce, et à plus forte raison lorsque ces