Band 
Tome second.
Seite
294
JPEG-Download
 

29% QUATRIÈME PARTIE,

vices rendus par les tondeuses automatiques furent si rapides,le développement de la production qui en résulta fut tel, que,loin de nuire à la main-d’œuvre, même momentanément, celle-cifut, au contraire, de plus en plus recherchée et de mieux enmieux rétribuée. En présence des modifications heureuses ap-portées aux apprêts par la nouvelle machine, on ne peut s’em-pêcher de regretter bien vivement que les travaux industrielsde Léonard de Vinci, et surtout sa tondeuse, n'aient jamais étéconnus. La description que nous allons faire des tondeuses enusage, après avoir indiqué les principaux inventeurs et con-structeurs qui y ont attaché leur nom, et la ressemblance deces machines avec celle du grand artiste, si on veut bien se re-porter à ce que nous en avons dit(chap. I,$ 2), justifient cesregrets.

Dans le chapitre II,$ 2, en passant en revue les progrès dansle travail automatique, nous avons vu que la tondeuse eylindri-que à lames hélicoïdes et à mouvement continu n’avait été em-ployée en France que vers 1817; qu’elle sortait des ateliers deJohn Collier, alors constructeur de machines à Paris, Cepen-dant, dès 1802, Douglas, d’une part, et Wathier, mécaniciende Charleville, de l’autre, se firent breveter pour une machineà tondre les draps; mais ces machines se bornaient à l’emploides anciennes forces et à la substitution du mouvement auto-matique à celui de la main pour faire agir ces gros ciseauxC’était la reprise, en France, du système tenté vers le derniersiècle en Angleterre, et dont il a été également question dansl’introduction historique de cet ouvrage. Aussi n’a-t-il pas étéquestion de la toñdeuse de Douglas dans la collection de sesmachines, si justement appréciées à l’exposition de 1806. Col-lier n’était cependant pas non plus l’inventeur de la tondeuseà lames hélicoïdes; car, dès 1812, un sieur Ellis Jonathan,à Paris, prit un brevet de quinze ans pour une machinepropre à tondre les draps, appelée machine à forces héli