344 QUATRIÈME PARTIE,les premières et se sont fixées dans les points les plus impéné-trables à l’action ordinaire du lainage.
Le choc ou battage les atteint et les dégage au profit du gar-nissage formé alors par la matière la plus belle. Ce fait expli-que la supériorité de valeur et de qualité que les articles, mêmeen laine commune, acquièrent par l’apprêt à poil debout.
Toutes les laines, malgré le triage pratique le plus soigné,sont composées de filaments de finesse et de qualité variables;les meilleurs, incorporés dans la tissure après le foulage, Ÿresteraient si on ne les atteignait par un moyen spécial.
Considérée en elle-même, l’application-du battage ou desmoyens équivalents à l’apprêt des tissus peut produire des résultats divers, suivant la nature et la composition de l’étoffe. Cesmoyens peuvent être tout à fait sans effet, presque nuls, OÙproduire un duvet vertical participant plus ou moins de l’appë-rence et du toucher du velours, suivant que l’apprêt sera aprpliqué sur des tissus dont les filaments seront sans élasticitésensible, comme ceux du chanvre et du lin, par exemple, OÙdoués d’élasticité sans propriété feutrante, comme ceux de lasoie, ou enfin sur ceux qui réunissent la feutrabilité à l’élas-ticité, comme les laines en général et certains autres poils.
Caractères distinctifs d’un tissu foulé, lainé et apprété à poil debout.
Un produit foulé, lainé et apprêté à poil debout, d’après lesfaits précédemment exposés, doit donc offrir les caractères sui-vants: un duvet régulier, touffu, homogène de la surface à lacontexture intime de l’étoffe, de façon à ce qu’en la rasant OÙtondant successivement et à plusieurs reprises, l’apparence dupoil après chaque coupe reste la même, sans inclinaison ni dif-férence au toucher, quelle que soit la direction dans laquelle onpromène la main, que le duvet soit haut ou très-ras.
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