386 QUATRIÈME PARTIE.
dinales ou transversales plus ou moins étendues. Nous avonsdéjà eu plusieurs fois occasion de parler de ces fâcheux acei-dents et de leurs causes principales: tantôt c’est une ir-régularité de torsion provenant du filage ou du retordage,tantôt c’est un manque d’uniformité du serrage et des tensionsauxquelles les fils sont soumis pendant le tissage; parfois aussila teinture ou le foulage déterminent ces défauts. Tls sont d’au-tant plus choquants, que les effets façonnés sont plus étenduset plus opposés, que les couleurs de là chaîne et de la trametranchent plus entre elles. Aussi se présentent-ils le plus fré-quemment dans les étoffes dont l’une de ces séries de fils estblanche et l’autre noire.
Il existe plusieurs moyens plus ou moins parfaits pour débar-rer; ils varient en raison du genre d’effets, c’est-à-dire suivantqu’il s’agit de traiter les étoffes de couleurs foncées dites de /on-dation, comprenant principalement les noir, bronze, bleu etAmélie ou bleu violet, ou des tissus de fantaisie dits nouveautés-Dans le premier cas, on corrige les effets à la plume ou au pin-ceau, en peignant en quelque sorte à froid, avec de là teinturedélayée les parties qui laissent à désirer. Ce procédé est longet coûteux; on peut évaluer sa dépense en moyenne de 4 à12 francs par pièce de 70 mètres. Pour les nouveautés on pro-cède d’une manière analogue, en se servant du pastel, ou d’unecouleur à l’huile et de crayons colorés. On applique ces crayonsaux places voulues pour corriger et rectifier les points qui lais-sent à désirer; après cette espèce de crayonnage, on cherche àfixer les teintes, au moins momentanément, et on détermineleur plus ou moins d’adhérence, en frappant sur les traces descrayons avec un morceau de drap. Malgré cette précaution, l’ef-fet n’est pas solide, à moins toutefois qu’on n’ait appliqué l@couleur à l’huile; mais cette méthode demande plus de soin,plus d’habileté et entraîne à plus de dépense.
Pour les articles communs, on procède plus grossièrement;
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