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Je vais exposer en peu de mots les caractères comparatifs de cestrois familles, les Hhamnées y les Celastrinées et les J [ici nées, Celle desBniniacées ayant été déjà étudiée dans un autre travail ; ensuite jem’occuperai particulièrement des Rhamnées proprement dites.
§, I. er Comparaison des familles autrefois comprises parmi les
Rhamnées.
Tous les végétaux qui font partie de ces diverses familles ont cecaractère commun detre tous des arbresou plus souvent des arbris-seaux , assez fréquemment roides et épineux , presque tous à feuillessimples; mais du reste leur port varie trop dans chaque famille enparticulier, pour qu’on puisse les comparer entre elles sous ce rapport;ce sont donc les organes de la fructification que nous devons nousborner à examiner.
Dans les Rhamnées , le calice offre un tube toujours très distinct,plus ou moins évasé, couvert intérieurement par un disque charnu,et dont les divisions présentent la préfloraison valvaire.
Dans les Célastrinées , la partie évasée qu’on a regardée commeanalogue au tube ouvert de certaines Rhamnées, me paraîtrait d’unenature très-différente , et n’être , en grande partie dn moius, que lesommet élargi du pédoncule, comme ou l’observe dans plusieursfamilles ayec lesquelles les Célastrinées paraissent avoir de l’analogie.Le calyce ne serait donc formé que par la partie la plus externe decette expansion, et par les cinq lobes qui la bordent, et qui sont im-briqués dans la préfloraison. Le disque qui couvre celte partie élar-gie serait alors hypogyne et non pas périgyne.
Dans les llieinées , la structure du calice est assez analogue cà celleque nous venons de décrire dans les Célastrinées; mais les pédonculessont moins élargis au sommet, et il n’existe aucune trace de disque.
Les pétales , dans les Rhamnées , s’insèrent évidemment au ca-lice entre les divisions, soit immédiatement, soit sur le bord dudisque ; et, dans ce cas, leurs vaisseaux , ainsi que ceux des éla-