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enfin , toutes les deux se changent en aiguillons , et dans ce cas pres-que toujours ceux qui sont du côté du rameau qui correspond à lasurface supérieure des feuilles , sont droits et longs, dressés ou per-pendiculaires , tandis que ceux du côté opposé sont plus courts etrecourbés vers la base (1).
£n général ces aiguillons, très-faibles et très-petits sur les jeunespousses, ne prennent leur développement complet et n’acquièrentcette force qui en forme des armes redoutables, que sur les rameauxde l’année précédente ou du moins après la floraison.
On voit que les épines dont sont armées beaucoup de plantes decette famille ont deux origines très-différentes ; ce sont tantôt desrameaux avortés et tantôt des stipules qui ont acquis un développe-ment particulier.
Injlorescence. La disposition des fleurs est tellement variée danscette famille qu’il est difficile de la bien faire connaître d’unemanière générale ; dans toutes ces plantes cependant c’est une inflo-rescence générale, indéterminée ou indéfinie, composée d’inflores-cences partielles, axillaires, définies ou quelquefois elles-mêmesindéfinies (2).
(1) Jamais je n’ai vu les deux aiguillons également droits ou également cour-bés; l’un est toujours plus long et plus droit, l’autre plus court et plus courbé,Ainsi l’expression employée dans les phrases caractéristiques de plusieurs espè-ces, aculeis geminis rectis, ou geminis recurvis, me paraît inexacte, du moins danstous les cas que j’ai pu vérifier.
(2) Voyez, pour l’explication de ces diverses expressions, l’intéressant mé-moire de ML. fiœper sur l’inflorescence, dont nous allons cependant rappeler iciles principaux résultats. Sous le nom d’inflorescence définie ou déterminée ,M. Rœper comprend celles dans lesquelles la tige ou le rameau principal estterminé par une fleur, accompagnée d’autres fleurs naissant des aisselles desfeuilles inférieures alternes ou opposées; ce qui donne naissance aux inflores-cences en cymes et glomerules , ou en fascicules. Dans ces modes d’inflorescencec’est toujours la fleur centrale ou terminale qui s’épanouit la première, les fleurs