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Mémoire sur la famille des Rhamnées, ou histoire naturelle et médicale des genres qui composent ce groupe de plantes / par Adolphe Brongniart
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Dans le plus grand nombre des plantes de cette famille, les divi-sions du calice sont couvertes intérieurement par une sorte découchécharnue et lisse, qui forme sur leur milieu une crête plus ou moinsmarquée, se terminant vers lextrémitc des divisions par un tuber-cule charnu (\); cette couche charnue, qui est nulle ou à peinesensible dans les genres le disque est bien limité , tels que lesvrais Rhamnus, les Colletia, ne serait-elle pas une sorte dexpansionde la subtanee de ce disque ? du moins il est certain que cette sur-face interne a un aspect particulier, quon nobserve pas sur les calicesde la plupart des autres plantes , et qui est semblable à celle dudisque.

Disque. Aucun organe dans cette famille ne présente des modifi-cations plus nombreuses et plus importantes pour la classificationque le Disque : dans tous les genres, il adhère à une partie plus oumoins étendue du calice ; tantôt il ne couvre que le fond de cet or-gane, sans sétendre sur le reste du tube , comine on lobserve dansle genre Colletia ; dans la plupart, au contraire, il sétend jusquàla partie supérieure du tube , et il est limité par un rebord ordinai-rement assez saillant. Sa forme, alors, dépend de celle du tube ducalice ; dans les calices urcéolés , comme ceux des Rhamnus } Sage -relia, Scutia , il tapisse cette cavité , et enveloppe plus ou moinsétroitement lovaire, sans lui adhérer. Dans les Zizyphus , Paliurus ,Hovenia, Colubrina , il remplit la cavité peu profonde du calice, etentoure lovaire, auquel il adhère en partie, dun anneau large ,plat et pentagone. Par cette adhérence partielle à lovaire, il déterminela persistance du tube du calice autour de cet organe ; et, suivant laforme du calice, sa plus ou moins grande adhérence , et le dévelop-pement quil acquiert pendant la fructification, le fruit est ou semi-

(1) Celte crête et ce tubercule saillant paraissent produits par la compressiondes pétales et des étamines sur les parties voisines , compression qui, par suitede la forme particulière de ces organes, ne peut pas avoir lieu sur la lignemoyenne et surtout vers le sommet des divisions du calice.