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Dans ie nombre immense des Insectes qui vivent sur les arbres,les uns sont attachés exclusivement à une espèce, d’autresont été observés sur plusieurs, d’autres encore exercent leuravidité sur toutes. Parmi les premières, nous citerons les Puceronsdu Peuplier noir, qui, par la succion, font dilater et contourneren hélices les pétioles des feuilles, de manière à former des logeshermétiquement fermées, dans lesquelles des centaines d’individusvivent en sûreté.
Les secondes se composent généralement de ceux qui viventsur les différentes espèces du môme genre ou des genres voisins,tels sont les Chesias (Phalénidc) sur les Genêts, les Lobophora ,sur les Saules et les Peupliers.
Parmi les troisièmes, nous citerons le Hanneton, les Charençonsdes Conifères, les Scolytes, les Bostriclies, le Bombyx des Pins,le Bombyx nonne. Us sont au nombre des plus nuisibles , et par-conséquent de ceux que nous avons le plus à combattre.
Afin de ne pas devoir mentionner ces derniers Insectes à l'articlede chacun des arbres qu’ils attaquent, nous allons exposer lesdégâts qu’ils commettent, et les moyens les plus efficaces pournous y soustraire. Ce sont surtout 5IM. Ratzcbourg, Robert, Mi-chaux que nous consultons sur ce sujet.
De tous les Insectes, le plus nuisible aux arbres, est la larve duHanneton, connue sous le nom de Man ou Ver blanc. Elle est sur-tout funeste dans les bois aux jeunes semis ou plantis, et doit êtrecombattuepar tous les moyens qu’indique la science entomologiqueet l’expérience forestière. L’un de ces moyens est de diminuer ienombre des Hannetons ailés avant leur ponte , et, à cet effet, ilfaut recourir aux arbres-piége ou d'appal qu’on laisse isolés près desparties de bois nouvelles ou des plantis, de sorte que ces insectes s’yréunissant pour dévorer le feuillage, puissent y être recueillis engrand nombre en secouant ces arbres, le matin avant qu’ils ne puis-sent prendre leur essor.
Les Hannetons ne pouvant pas facilement effectuer leur pontedans les terrains rouverts d’herbe ou de mousse, et préférant par-
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