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EXTÉRIEUR.
est beaucoup plus facile à examiner; on aperçoit mieux le fond del’organe, dont la pupille est alors dilatée (à moins toutefois que l’œilsoit atteint d’amaurose). Aussi, doit-on, autant que possible, examinerles yeux dans l’écurie ou sous un hangar, à quelque distance du jour.
Nous ne saurions mieux faire, à ce propos, que de reproduire lesindications si claires et si précises de Bourgelat : « Si je veux exa-miner les yeux d’un cheval, dit-il, je le place à l’abri du grand jour,pour diminuer, jusqu’à un certain point, la quantité des rayons lu-mineux, et je le fais ranger de manière à m’opposer à la chute deceux qui, tombant perpendiculairement, causeraient une confusion quine me permettrait plus de distinguer clairement les parties.
« Je fais attention encore à ce qu’aucun objet capable de changerla couleur naturelle de l’œil, en s’y peignant, ne soit voisin de l’abrique j’ai choisi ; car il est bon de savoir que plusieurs maquignons, dansle dessein de déguiser les défauts des yeux des chevaux qu’ils vendent,ont le soin trompeur de faire blanchir le mur qui se trouve vis-à-visla porte des écuries où il les font arrêter pour en soumettre les yeux àla critique des acheteurs (J). »
e. — JOUES.
Les joues s’étendent des tempes à la commissure des lèvres ; ellespeuvent se diviser en deux parties séparées par un sillon : l’une supé-rieure, le plat de la joue ; l’autre inférieure, la poche de la joue.
Cette région doit être bien musclée, mais sèche. A travers la peaufine, on doit voir nettement se dessiner les vaisseaux, les nerfs et lesmuscles de la face.
Quand la poche de la joue présente des bosselures, on dit que lecheval fait magasin , et il y a généralement alors accumulation dematières alimentaires en dehors des arcades malaires, matières qui,en fermentant, exhalent une odeur fétide et dégoûtent les animaux.Ce défaut est surtout fréquent chez les chevaux usés, à mauvaisedentition.
Si, d’autre part, les joues présentent des traces de séton ou devésicatoire , on à l’indication que le cheval a été traité pour une affec^
(I) Bourgelat, Traité de la conformation extérieure du cheval, 5° édit., p. 57.