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ÉTUDE DES RÉGIONS.

n’est même pas toujours disgracieuse, et ne devient une réelle défec-tuosité que quand ses parties constituantes, prises isolément, ne sontpas dans de bonnes conditions de conformation. La nature, dit M. Ri-chard, a donné à l’encolure assez de puissance pour supporter lepoids de la tête, quelque lourde qu’elle soit, sans le soutien de labride. 11 y a là une autre cause qui tient, soit au dressage, soit à unvice de conformation de l’avant-main, soit à l’espèce du cheval.C’est entièrement notre avis, et nous sommes persuadé que la têtelongue n’est souvent lourde que parce qu’on la rencontre générale -ment chez des individus mous, lymphatiques, ou encore parce qu’elleest fréquemment grosse et dans une mauvaise direction. La lête lon-

Fig. 21. — Tète busquée.

Fig. 22. — Tète longue.

gue, bien portée, chez un cheval énergique, peut être tout aussi lé-gère que la plus belle tête carrée.

La tête décharnée, ou de vieille , est longue, peu volumineuse, et d’uneextrême sécheresse.

Les têtes grosses et grasses (fig. 23 du texte), sont disgracieuses etréellement trop pesantes. D’ailleurs, elles indiquent un animal gros-sier, mou, lymphatique, et ne conviennent que pour le service du gros

trait.

Pour le trait léger et la selle, on doit rechercher une tête peu volu-mineuse et sèche , où les saillies osseuses, les reliefs musculaires, lesvaisseaux et les nerfs sous-cutanés sont bien dessinés.

Relativement à sa direction , la tête doit être portée obliquementde haut en bas et d’arrière en avant, de manière à former avec le solun angle d'environ 43 degrés (lîg. 24 du texte).

Si elle est trop horizontale (fig. 23 du texte), le centre de gravité setrouve déplacé en haut et en avant, et le cheval porte au vent. Ce