ÉTUDE DES RÉGIONS. 79
de hauteur et de profondeur, et si les côtes sont serrées en arrièredes épaules.
11 est à remarquer que la largeur du poitrail n’entraîne pas néces-sairement celle de la poitrine ; car elle peut tenir exclusivement augrand développement des muscles pectoraux. D’ailleurs, les dimen-sions de la poitrine ne varient guère, chez les sujets de même taille,qu’en arrière des épaules. Si donc un large poitrail indique généra-lement une poitrine développée, c’est plutôt par suite de cette espècede solidarité, mise en évidence par M. II. Bouley, qui existe entre ledéveloppement général de l’appareil respiratoire et celui du systèmemusculaire.
Le poitrail qui laisse voir un creux entre les deux épaules est ditenfoncé; c’est le glus grand défaut absolu de cette région. Aussi, lesArabes méprisent-ils profondément un cheval qui présente cette dé-fectuosité (Yoy. Épaule).
b, C. — ARS ET INTER-ARS.
L’ars répond au point de jonction de l’extrémité supérieure etinterne de l’avant-bras avec le tronc, et se trouve limité, en avant,par le poitrail, en arrière, par le passage des sangles.
Cette région présente peu d’intérêt en extérieur; néanmoins, elleest quelquefois le siège d’excoriations qui font dire que le cheval estfrayé aux ars.
L'inter-ars est l’espace situé entre les deux ars. Il n’offre àconsidérer que des traces de sétons , auxquelles on attache géné-ralement peu d’importance.
C. — FACE INFEIUEUUE.a. — PASSAGE DES SANGLES.
Située enarrière des ars et des coudes, en avant du ventre, cetterégion doit être bien descendue, arrondie d'un côté à l'autre et hori-zontale d'avant en arrière , de façon à ce que les sangles ne glissent pascontinuellement en avant ou en arrière. Elle est souvent le siège deblessures dues au harnachement, surtout si elle forme un plan incliné.