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sur Je chemin que parcourt un marche ur et que nous prenions unepremière image en un temps très court. Si la plaque conservait sa sen-sibilité, nous pourrions, au bout d’un instant, prendre une autre imagequi monlrerait le marcheur dans une autre altitude et dans un autre lieude l’espace ; cette deuxième image, comparée à la première, indiqueraitexactement tous les déplacements qui s’étaient effectués à ce secondinstant. En multipliant ainsi les images à des intervalles très courts, onobtiendrait, avec une authenticité parfaite, la succession des phases dela locomotion.
» Or, pour conserver à la glace photographique la sensibilité néces-saire pour des impressions successives, il faut qu’au devant de l’ap-pareil règne une obscurité absolue et que l’homme ou l’animal qui passese détache en blanc sur un fond noir.
» Mais les corps les plus noirs, quand ils sont fortement éclairés,réfléchissent encore beaucoup de rayons acliniques; j’ai recouru, pouravoir un champ d’un noir absolu, au moyen indiqué par M. Chevreul;mon écran est une cavké dont les parois sont noires. Un homme, en-tièrement vêtu de blanc et vivement éclairé par le soleil, marche, courtou saute pendant que l’appareil photographique, muni d’un obturateurà rotation plus ou moins rapide, prend son image à des intervalles plusou moins rapprochés.
» Cette même méthode peut s’appliquer à l’étude des différents types delocomotion: un cheval blanc, un oiseau blanc, donneront de la mêmefaçon la série de leurs attitudes.
» La fenêtre dont est percé le disque de mon obturateur tournantpeut être à volonté élargie ou resserrée, de manière à régler la duréede la pose suivant l’intensité de la lumière ou suivant la vitesse de rota-tion du disque. Avec une fenêtre resserrée et une rotation lente, on ades images très espacées les unes des autres. Une rotation rapide donnedes images plus rapprochées, mais dont le temps de pose pourraitêtre insuffisant si la fenêtre n’était pas élargie.
» Enfin, un obturateur à volet, placé en avant de l’autre, sert àrégler le commencement et la fin de l’expérience (1). »
11 est parlé dans cette communication de M. le professeur Marey desfigures des frères Weber destinées à représenter les différentes phases
(I; Kxirait des Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, i. XCV, séance du8-juillet 1882.