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DES ROBES.

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« L’alezan est le plus léger. Si l'on assure avoir vu un cheval volerdans les airs, demandez de quelle couleur il était; si l'on vous répond :alezan, croyez-le. Le Prophète a dit : « Si, après avoir rassemblé aumême endroit tous les chevaux des Arabes, je les faisais courir ensemble,c’est l'alezan qui les devancerait tous. »

« Le bai, c’est le plus dur et le plus sobre. Si l'on vous dit qu'uncheval a sauté dans le fond d'un précipice sans se faire de mal, de-mandez de quelle couleur il était ; si l'on vous répond : bai, croyez-le.

« Le pie, fuyez-le comme la peste ; c'est le frère de la vache.

« L 'Isabelle à queue et crins blancs. Un chef ne voudrait pas monterun pareil cheval; il y a même des tribus qui ne consentiraient pas àlui laisser passer la nuit chez elles. On l’appelle le jaune du juif.

« Le rouan. On l’appelle une mare de sang. Son maître sera pris etne prendra jamais.

« Si le cheval a des balzanes, désirez trois balzanes, un pied droitexempt, celui de devant ou de derrière indifféremment. Le Prophètea dit : « Si tu veux aller à la guerre, achète un cheval avec une peloteau front et des balzanes à toutes les jambes, la droite de devant exceptée.

« Un bon signe est le pied droit de devant et le pied gauche de der-rière blancs tous deux.

« Deux balzanes postérieures sont un indice de bonheur.

« 11 n’en est pas de même de deux balzanes antérieures et surtout dequatre balzanes. N’achetez jamais un cheval belle face avec quatrebalzanes; car il porte son linceul avec lui (t). »

Quant aux indications fournies, selon les Arabes, par les épis ,nous les avons déjà résumées en parlant des particularités des robes.

« Dans les corps de troupe, dit la Commission d’hygiène hippique, lesrobes claires où se mêle le blanc sont les moins estimées avec quelqueraison. En temps de paix, les chevaux gris ou blancs paraissenttoujours moins propres que les autres, et, en temps de guerre, ils serventsouvent de point de mire à l’ennemi (2). »

A ce dernier point de vue, nous ne partageons pas l’avis de laCommission d’hygiène hippique et nous croyons que le discréditdont jouissent à la guerre les chevaux de robes grises ou blanchesrésulte d’une erreur d’appréciation qui s’est perpétuée, enracinée

(1) Général Daumas, loc. cit., pages i5o et suivantes.

(2) Commission d’hygiène hippique, loc. cit., p. 141.