278 EXTÉRIEUR.
d’autres, enfin, oùla cuisse présente une largeur double de celle qu’elledoit avoir normalement, où « les jambes de derrière, le boulet etle pâturon sont tout d’une pièce comme la jambe d’un chien, ce qui estridicule (1) », etc., etc.
D’ailleurs, combien d’artistes, ne tenant aucun compte des princi-paux caractères qui distinguent telle race d’une autre, nous ont repré-senté les Perses montés sur des chevaux percherons ou normands, lesHuns en possession du cheval allemand ou anglais, etc., etc.
La figure 114 du texte, qui termine cet examen, reproduit avec uneexactitude absolue les proportions de l’homme comparées à cellesdu cheval. Dans cet exemple, le cavalier a l m ,70 de taille et le chevall m ,60 de hauteur du garrot au sol.
Maintenant, que le lecteur nous permette de tirer des lignes précé-dentes la seule conclusion qui nous paraisse logique : s’il est évidentque le sentiment, le style, le génie dans l’art peuvent remplacer lavérité ou au moins faire excuser certaines inexactitudes, il est nonmoins certain que l’artiste à la fois respectueux du beau et du vrai seratoujours supérieur à celui qui négligera l’une ou l’autre de ces qualités.
(I) De Sollevsel, loc. cit., p. 24.