TÈTE.
2!)o
« Dans les deux cas, l’audition serait difficile, ainsi qu’on peut s’euassurer soi-même, en faisant une inspiration ou une expirationprofonde, après s’être fermé le nez et la bouche » (1).
Parvenues au liquide remplissant le labyrinthe, les vibrations lemettent en mouvement et provoquent ainsi l’ébranlement des divi-sions ultimes du nerf auditif, qui porte alors au cerveau les impres-sions qu’il a reçues.
« Bien qu’il ne nous soit pas possible d’analyser cette sensationchez les animaux, nous pouvons, jusqu’à un certain point, lui recon-naître la plupart des caractères qu’elle présente dans notre espèce.
« En effet, ils distinguent la direction du bruit, comme le prouventles mouvements de leurs oreilles et le sens de leur fuite; ils apprécientpeut-être aussi la distance des lieux d’où les sons proviennent,puisque cette appréciation leur est utile pour calculer l’étendue dudanger qui les menace et régler la rapidité de leur course ; ils ont lesentiment du timbre ; on les voit distinguer sûrement la voix del’homme de tout autre bruit, et la voix des animaux de leur espèce decelle des espèces différentes » (2).
La finesse et l’intégrité de la sensation auditive sont, d’ailleurs, àprendre eu très sérieuse considération, puisque cette sensation doitvenir en aide à la vue, et même la remplacer lorsque celle-ci estmauvaise ou abolie. La mobilité des oreilles, l’attention soutenue ducheval aveugle montrent bien, en effet, qu’il cherche à suppléer ausens de la vue, qu’il n’a plus, par celui de l’ouïe.
II. — DEUXIÈME PLAN
MUSCLES MASSE l iât ET Z VGO.IIATO-LABIAL. PLEXUS SOUS-ZYGOMATIQUE.
AKTÊKE ET VEINE GLOSSO-FAC1ALES. CANAL DE Sl'ÉNON
Également situé sous le peaucier du cou, le deuxième plan est oc-cupé par les muscles masséter et zygomato-labial , Y artère et la veiney tosso-faciales, le plexus sous-zygomatique et le canal de Sténon.
Le muscle masséter (II, 1), de beaucoup le plus volumineux des deux,est aplati d’un côté à l’autre et appliqué contre la face externe de labranche du maxillaire inférieur. 11 prend son insertion fixe sur la
(1) G. Colin, loc. cit., p. 310.
(2) G. Colin, loc. cil., p. 322.