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STRUCTURE. — FONCTIONS.

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Rôle du larynx dans la respiration.

Comme partie constituante du conduit cpii livre passage à l’air pen-dant la respiration, le larynx joue un rôle relativement secondaire.

Pendant l’inspiration, la glotte se dilate et l’appareil laryngien toutentier s’abaisse. Lors de l’expiration, au contraire, la glotte se resserreet le larynx éprouve dans sa totalité un léger mouvement d’ascension.

Ces mouvements du larynx, toujours isochrones avec ceux de labouche, des naseaux et de la glotte, sont d’autant plus marqués quela respiration est plus pénible.

Si la glotte se rétrécit d’une façon continue par suite du gonflementinflammatoire de ses parties molles ou des parties adjacentes, si elleperd la faculté de se dilater par l’effet de la paralysie ou de l’atrophiepartielle des muscles laryngiens résultant de la section ou de la com-pression, soit des nerfs pneumogastriques, soit des laryngés inférieurs,il eu résulte une gêne considérable pour le passage de l’air se tradui-sant par un sifflement particulier connu sous le nom d & cornage.

Quoique ce bruit reconnaisse, ainsi que nous venons de le voir, descauses très différentes par leur nature et par leur siège, il est évidentaujourd’hui que la plupart des cas de cornages chroniques sont laconséquence d’une atrophie des muscles gauches de l’appareil laryn-gien (l). Or, cette fréquence de l’atrophie musculaire du larynx àgauche serait due, d’après M. le professeur Goubaux d’Allorl, à ceque le récurrent du côté correspondant, situé plus superficiellementque le droit dans la portion inférieure du cou, est plus exposé auxcompressions par le collier.

Pour d’autres, au contraire, le récurrent gauche se détachant dupneumogastrique dans la cavité thoracique, doit être très fréquem-ment comprimé par l’engorgement des ganglions do l’entrée de lapoitrine, et il y a lieu, par cela même, d’admettre que, dans la géné-ralité des cas, le cornage est la conséquence d’une affection avec en-gorgement des ganglions anfélhoraciques (pneumonie, gourme, etc.).

Quoi qu’il en soit, l’air, après avoir franchi l’ouverture laryngienne,arrive au tube trachéal, que nous examinerons avec le cou, et se rendau poumon par l’intermédiaire de ce tube.

(1) Vov. l’excellenl travail de M. Charron, vétérinaire militaire, intitulé : Étude surle cornage chronique, Paris, 1803.