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STRUCTURE. — FONCTIONS-
dans une impression produile sur un nerf seusilif (voie centripète ) ettransmise à la moelle qui, la réfléchissant sur un nerf moteur {voie cen-trifuge), détermine des mouvements très variés.
Ainsi, la substance grise de la moelle suffit pour transformer la sen-sibilité en mouvement, el, le plus souvent, elle le fait toute seule, sansqu’il y ait intervention de la fonction cérébrale. Elle joue donc un rôlede centre très important.
Parmi les nombreux exemples de mouvements réflexes que citeM. Colin, nous choisirons ceux-ci : la rétraction d’un ou de deuxmembres, à la suite du pincement de la peau d’un des membres surunanimal décapité, mammifère ou reptile; les mouvements ondulatoiresdu corps des serpents privés de la tète; les secousses convulsives desmuscles abdominaux et autres, lors des efforts de vomissement; lacontraction de la vessie ou du rectum sous l’influence de la distensionexagérée de ces réservoirs par l’urine ou les matières stercorales, etc.
D’ailleurs, tous les organes, d’après M. Mathias Duval, présentent àétudier dans leur fonctionnement une série de réflexes où l’on voit lamoelle agir, «non comme un auxiliaire du cerveau, mais comme un cen-tre qui, dans certains cas, peut se suffire parfaitement àlui-mêine(l). »
La locomotion , par exemple, est un simple phénomène réflexe. Laplupart du temps, en effet, les animaux marchent sans le savoir; lecerveau n’intervient qu’à certains moments, pour régler la marche.Le mouvement respiratoire dépend également de la moelle; c’est ellequi préside à son rythme régulier.
Les phénomènes de sécrétion , enfin, sont d’autres réflexes qui sefont encore plus que les précédents à notre insu, etc., etc.
Les actes nerveux réflexes s’exécutent par l’intermédiaire des nerfsdu système cérébro-racliidieu ou des branches du grand sympathique.Ils sont, dans tous les cas, involontaires.
« Pour que l’action réflexe se produise, dit d’autre part M. Colin,il faut que la moelle puisse réagir. Les réactions sont d’autant plusprononcées qu’elle est mieux isolée de l’encéphale. Tous les expéri-mentateurs ont effectivement remarqué que les phénomènes réflexesprésentaient leur maximum d’intensité après la décapitation ou lasection de la moelle (2). »
(1) Mathias Duval, toc. cit., p. 71.
(2) G. Colin, loc. cit., pp. 143 et 141.