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STRUCTURE. — FONCTIONS.
La fibrine jouit de la propriété de se coaguler, c’est-à-dire de seprendre en masse solide quand la circulation languit ou que le sangcoule hors des vaisseaux.
C’est à la coagulation de la fibrine qu’est due la formation du cail-lot. Chez les Solipèdes, celui-ci présente des caractères exceptionnels;il se divise en deux parties distinctes : l’une supérieure, jaunâtre ;l’autre inférieure, d’un rouge plus ou moins foncé, représente ordinai-rement les 3/5 de la masse totale.
En se solidifiant, la fibrine emprisonne dans ses mailles la partieconsistante du sang et en exprime la partie liquide, ou sérum; or,comme chez le cheval le sang est très riche en fibrine et se coagulelentement, les globules ont tout le temps voulu pour se déposer engrande partie vers le fond du vase où l’on a recueilli le sang et formerla couche inférieure du caillot. Il est à remarquer que la quantité defibrine augmente daus les maladies inflammatoires, tandis qu’elle dimi-nue généralement dans les maladies infectieuses.
Une fois que le sang est complètement coagulé, le caillot se rétractedans sa partie blanche. Ce retrait est peu marqué dans certainesmaladies, telles que la fièvre typhoïde, l’infection putride, lamorve, etc.
L’albumine 11 e se coagule que sous l’influence de la chaleur ou decertains réactifs.
Outre les substances que nous venons d’énumérer, le sang con-tient encore 45/100 environ de gaz (oxygène et acide carbonique). Ilpeut même, dans certains cas, renfermer des entozoaires againcs, desbactéries ou bactéridies (infection putride, charbon), des globules depus (infection purulente), etc.
Transfusion. — On appelle transfusion l’opération par laquelleon fait passer dans les vaisseaux d’un animal du sang emprunté à unautre animal et préalablement défibriné parle battage.
« Aujourd’hui, dit M. Mathias Duval, on compte par centaines lescas d’hémorrhagies où le malade exsangue a été rappelé à la vie parla transfusion du sang, surtout dans les cas de mélrorrhagics. Lesglobules sanguins doivent être empruntés à un animal de mêmeespèce, sans quoi l’effet cherché n’est point obtenu; car des globulessanguins d’un animal quelconque no sont pas plus aptes à entretenirla vie des tissus d’un animal d’espèce différente, que les spermato-